Migraine et enfant


Les informations fournies sur ce site ne remplacent en aucun cas  celles des neurologues  spécialisés. Elles sont destinées à améliorer et non à remplacer la relation directe entre le patient et le professionnel de santé.


Dans cet onglet, nous vous proposons des articles, des vidéos et visuel(s) concernant la migraine de l'enfant.

 

Souffrir est difficile et voir souffrir son enfant est parfois insoutenable.

 

En cas de migraine fréquentes, une consultation chez un neurologue est indispensable. Soyez prudent avec les médicaments sans prescription, demandez conseil à votre pharmacien.

 

Vous pouvez nous demander les visuels conçus par nos soins. Nous vous les enverrons par mail. Il suffira de les imprimer et de les proposer à l'école et au collège

 

Articles sur la migraine de l'enfant :

https://www.parents.fr/enfant/sante/la-migraine-chez-lenfant-78474

http://www.tousalecole.fr/content/céphalées-et-migraines-lenfant-qui-mal-à-la-tête

 

Disposition pour l' accueil de l'enfant migraineux à l'école : 

http://www.mutualistes.com/migraines-et-scolarite-les

MIGRAINE DE L'ENFANT : QUELLES sont les PARTICULARITÉS ?


 La migraine se rencontre également chez l'enfant.

 

Chez l'enfant, il y a autant de petits garçons que de petites filles migraineuses.

La présentation clinique de la migraine de l’enfant n’est pas la même que celle de l’adulte.

La crise de migraine se différencie de celle de l’adulte par une durée plus courte et une localisation souvent bilatérale et frontale de la céphalée (mal à la tête). Une pâleur est souvent signalée dès le début de la crise.

 

Chez l’adolescent, la présentation clinique se modifie pour se rapprocher de celle de l’adulte.

Les enfants peuvent également présenter des tableaux cliniques qui ne se traduisent pas sous la forme d’une céphalée, mais sous la forme d’autres symptômes évoluant également sous formes de crises : vertige bénin récurrent, douleurs abdominales récurrentes appelée  «  migraine abdominale », vomissement cycliques, .. ; pour toutes ces formes de "migraine sans céphalée", le diagnostic de migraine ne sera évoqué que quand les autres causes de ces tableaux auront été éliminées.

Ce que l’on appelait avant «  crises de foie » ou «  crises d’acétone » sont considérées aujourd’hui comme de véritables crises de migraine.

 

Plus d'infos ici !

AfficheS pour école




 

Publication gracieusement autorisée par Migraine Buddy.


Mon enfant est diagnostiqué migraineux : que puis-je faire ?

 

Vous aviez un doute, vous avez consulté et maintenant, vous savez, votre enfant est migraineux. La migraine, maladie neurologique, est souvent diagnostiquée vers l’âge de 6 ans, car c'est à cet âge que l’enfant commence à s’exprimer avec des moyens compris par les adultes. Pour autant, vous pouvez aider votre enfant. Vous pouvez lui apprendre à appréhender la migraine, à gérer la douleur et les crises et surtout le rassurer. Mieux il sera préparé, plus fort, il sera face à la migraine, et moins elle impactera sa vie d’enfant. Que puis-je faire pour aider mon enfant à gérer sa migraine ? L’accompagner !

 

1- J’aide mon enfant à gérer la migraine en l’impliquant

 

Montrez-lui que vous lui faites confiance et accompagnez-le dans sa réflexion

Mettez-vous toujours à la place de l’enfant, adoptez son point de vue pour comprendre ses attentes. Écoutez-le, laissez-le parler, avec ses mots, son ressenti. Soyez attentif et respectez le temps dont il a besoin pour s’exprimer. L’important est que les choses viennent de lui. Il doit ressentir votre respect pour que l’échange s’installe. Pour qu’une vraie relation de confiance s’instaure dans ces moments de partage, placez-vous d’égal à égal avec votre enfant.

Il est primordial que l’enfant s’exprime avec ses propres mots. Votre rôle est de l’aider à réfléchir, à avancer dans sa réflexion. Pour cela, il faut l’inciter à parler, l’encourager, favoriser l’échange.

 

Comment faire concrètement ?

Vous pouvez lui proposer des outils. Votre enfant aime dessiner ? Très bien ! Il peut dessiner ce qu’il ressent. Couleur, forme, toute trace d’expression est révélatrice d’informations. Il s’agit là de représentation mentale. L’important est de lui donner les moyens de vous faire comprendre son ressenti à partir de ce qu’il sait, lui.

Vous pouvez, en revanche, reformuler pour vous assurer d’avoir bien compris, et pour le lui montrer. « Si j’ai bien compris, tu veux dire que… ». Vous êtes alors certain d’avoir capté son message, et lui sait que vous l’avez entendu.

 

À votre tour de lui apporter des informations

À partir du moment où il a réussi à s’exprimer et à se faire comprendre, il a besoin d’un retour d’information. Il est temps de lui donner des réponses à ses questions, à ses doutes, de le rassurer face à ses peurs.

Vous pouvez lui expliquer de manière simple que son cerveau est différent, qu’il est plus sensible aux bruits, à la lumière, etc. Certaines situations, banales pour ses copains, peuvent être compliquées pour lui. En effet, on peut décrire le cerveau d’un migraineux comme hypersensible.

Il doit, dès lors, savoir qu’il existe des solutions pour l’aider. De même, il doit comprendre que, dans sa vie, il y aura des périodes plus simples que d’autres.

Il est primordial de le déculpabiliser. Il doit comprendre qu’il n’est pas fautif, mais qu’il peut agir pour avoir moins mal, et moins souvent. S’il n’est pas à l'origine de la migraine, il peut néanmoins agir pour l’atténuer. Tout cela, bien entendu, avec des mots simples adaptés à son langage.

 

2 - Je l’aide à apprendre à gérer la migraine

 

Maintenant qu’il a compris pourquoi il a mal, donnez-lui les moyens de s’impliquer

Aidez-le à mener des actions concrètes pour comprendre ce qui peut déclencher sa douleur, et pour ne pas subir. Impliquez-le pour qu’il comprenne qu’il peut ne pas attendre la crise.

Même petit, il peut participer à l’élaboration d’un agenda des migraines. Il peut noter, pour chaque crise :

 

    le jour de la semaine ;

    la météo (il dessine un nuage, un soleil, la pluie) ;

    son humeur (il peut dessiner un sourire, une larme…) ;

    s’il a eu soif ou faim ;

    s’il s’est senti fatigué ;

    s’il a pu continuer à jouer et à poursuivre ses activités.

 

Il doit ainsi comprendre qu’il peut sentir la crise venir, et diminuer son intensité.

Profitez de cet agenda pour lui faire comprendre que la prise de médicaments est une chose importante, et qu’il doit demander à un adulte pour pouvoir en prendre.

 

Privilégiez une hygiène de vie adaptée, mais de manière naturelle

Certains facteurs déclenchants sont connus et plutôt universels, comme la caféine présente dans de nombreux sodas, le manque d'hydratation, l’abus de sucre, ou à contrario, être en hypoglycémie. Vous pouvez faire en sorte de lui éviter ces situations, mais tout en gardant à l’esprit qu’il doit mener une vie normale. Vouloir tout maîtriser peut vous entraîner dans un cercle vicieux anxiogène, à l’affût constant des choses à éviter. La recherche d’une hygiène de vie adaptée ne doit pas, non plus, tourner à l’obsession.

 

Rappelez-vous bien que rien n’est interdit à un enfant migraineux, le danger vient du « trop » ou du « cumul ».

 

De même, vous devez accepter que vous ne pourrez jamais tout éviter.

 

 3 - Je ne suis pas seul(e) pour aider mon enfant à gérer la migraine

 

Le corps enseignant a un rôle à jouer

Pour lutter contre l’absentéisme scolaire répété, voire l’échec, le médecin scolaire, l’instituteur (trice) doivent aussi être impliqués dans le quotidien d’un enfant migraineux. Pour cela, vous pouvez demander à mettre en place un PAI, Projet d’Accueil Individualisé. Cela aidera le personnel enseignant à comprendre et prendre en considération les besoins spécifiques de l’enfant.

Communiquer sur les signes d’alerte, tels que la pâleur de l’enfant, les yeux noirs et creusés, une fatigue soudaine, etc. Ils doivent aussi comprendre que si l’enfant se plaint, il ne simule pas, mais, au contraire, a besoin d’un soutien immédiat. En effet, il doit pouvoir boire, manger, se reposer selon le besoin qu’il ressent. Pour cela, des affichettes peuvent vous aider. L’idée est de faire comprendre que plus tôt l’enfant est pris en charge, plus vite la crise a de chance de passer.

Une fois ce PAI défini, il n’est pas inutile de repasser le message régulièrement pendant l’année scolaire.

 

L’entourage proche doit aussi avoir les bons réflexes

De même, l’entourage proche de l’enfant (famille, amis) chez qui il est susceptible de rester seul doit avoir les mêmes informations pour avoir les mêmes réflexes.

 

Si besoin, je peux aussi avoir recours à des pratiques aidantes

Si vous sentez que votre enfant est anxieux, vous pouvez vous faire aider en faisant appel à d’autres notions, dont voici quelques exemples.

 

    La cohérence cardiaque lui apprendra à travailler sur sa respiration.

    Remplir, le soir, un carnet de gratitude lui permet de s’endormir en pensant aux petits bonheurs quotidiens. Ainsi, petit à petit, il développe une pensée et une attitude positives. Pour les ado, des applications mobiles existent aussi.

    Certaines thérapies comportementales ou cognitives peuvent l’accompagner dans la gestion de la douleur, ou de la migraine en général.

 

Nos derniers conseils

 

Gardez en tête que votre enfant reste un enfant

Soyez aussi indulgents avec vous-mêmes. En tant que parents, votre rôle est pédagogique, vis-à-vis de votre enfant, mais aussi de son entourage. Vous êtes une aide précieuse, mais ne pouvez pas être une solution à vous tout seul.

Grâce à l’aide que vous lui apporterez, votre enfant apprendra à gérer la migraine. Ainsi, elle ne prendra pas le pas sur sa vie d’enfant. Vous êtes là pour le rassurer, l’accompagner en respectant cette magnifique étape qu’est l’enfance.

 

Et n’oubliez pas, nous sommes là pour vous

Pour plus d’informations, de soutien, n’hésitez pas à contacter La Voix des Migraineux via le formulaire de contact de notre site ou sur notre page Facebook.

Nous proposons également des groupes de parole en visio. Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour connaître les dates.

 

 

Article écrit par Christelle Lorant

Septembre 2020