Les informations fournies sur ce site ne remplacent en aucun cas  celles des neurologues  spécialisés. Elles sont destinées à améliorer et non à remplacer la relation directe entre le patient et le professionnel de santé.


les déclencheurs

Rappel : le cerveau du migraineux est anormalement sensible et hyper excitable.

qu'est ce qu'un déclencheur ?

Un déclencheur est un élément susceptible de déclencher une migraine car le cerveau des migraineux y réagit de façon anormale. Nous sommes tous différents et avons donc tous des déclencheurs différents. Comme certains éprouvent du plaisir à manger du fromage alors que pour d'autres c'est écœurant.

quel est l’intérêt d'identifier ses déclencheurs ?

  • Le principal intérêt est de pouvoir éviter les migraines reliées à ce déclencheur. Car même si avec le traitement de crise, on peut le plus souvent casser une crise, on en ressort éprouvé.
  • Le second intérêt est aussi de limiter la prise de traitement de crise. Et ce pour 2 raisons. Comme on le verra dans traitements.

*La prise plus de 10 fois par mois entraine une céphalée chronique, un mal de tête permanent.

*Ces médicaments à forte dose sont dangereux pour le foie, les reins, l'estomac.

comment peut-on identifier ses déclencheurs ?

Parfois, c'est assez facile. Si chaque fois qu'on mange un aliment, qu'on est confronté à une odeur etc... on a une migraine, on peut en conclure que ce sont des déclencheurs.

UN CALENDRIER peut nous aider comme nous le verrons par la suite.

Quels sont les déclencheurs les plus fréquents ?

  • Les odeurs, les lumières fortes, le bruit, la météo, la pression atmosphérique, la chaleur, dormir et manger à des heures irrégulières, les transports, les activités physiques trop intenses, les autres types de céphalée, la douleur...
  • Les aliments : Souvent difficiles à identifier car la migraine se déclenche des heures après. Le plus souvent ce n'est pas l'aliment lui-même qui est coupable mais les additifs ou des substances contenues naturellement dans l'aliment. Parmi ceux-ci, il y a la tyramine l'histamine...Avant de vous lancer dans des régimes restrictifs, le plus judicieux est d’éviter pendant 2 semaines l’aliment ou la catégorie d'aliments que vous soupçonnez en essayant qu'avec une seule catégorie à la fois. La tenue rigoureuse du CALENDRIER vous permettra de vérifier. Ce serait dommage de se priver des bienfaits des produits laitiers sans raison valable.
  • Le stress : Avant de vous sentir coupable car on lui attribue tout et n’importe quoi il faut bien admettre que vivre sans stress est presque impossible. Souvent, on pense au stress quand il nous arrive des événements désagréables ou qu'on vit des choses difficiles. En réalité, quand on vit à 100 à l'heure en enchainant les taches sans pause, on stresse son organisme. Et même quand on vit un événement heureux, on ressent un stress positif.

Et le comble du comble, quand le stress retombe, le samedi matin, la migraine pointe le bout de son nez...

 

Plus que le stress en lui-même, ce sont ses variations que perçoit notre cerveau hyper sensible. Dans l'onglet VIVRE AVEC LA MIGRAINE AU QUOTIDIEN nous vous proposerons quelques méthodes utilisées par de nombreux migraineux pour limiter ces variations.

Quels sont les limites de la gestion des déclencheurs ?

Assez souvent les déclencheurs se cumulent. Un seul ça va, mais si un autre s'ajoute la crise est inévitable. Parfois, on peut éviter un des deux mais pas toujours. Et quand c'est 3 ou 4 en même temps c'est ingérable.

D'autres sont incontrôlables, par exemple la météo.

 

Il arrive un moment où si on veut éviter tous les déclencheurs, on ne peut plus avoir de vie sociale et ou ça déclenche  la peur d’être confronté à ce déclencheur donc du stress.

 

EN CONCLUSION :  
La gestion des déclencheurs est d'une aide certaine dans la gestion de la maladie. Le mieux est de choisir judicieusement les déclencheurs qu'on peut éviter. Un traitement de fond peut permettre de limiter l'action des autres et parfois pour profiter d'un moment sympa, d’expérience de migraineuse tant pis on se résigne à la crise qui viendra après. Pour notre moral, les moments sympas, c'est bon. Et avoir le moral, c'est aussi très bon pour gérer la migraine.


mars 2020