
A noter : dans ce document, les séquences marquées d’un astérisque (*) sont des synthèses non validées par leur auteur. C’est le cas de l’intervention de Sabine.
Les 4èmes Rencontres sur les Maladies Chroniques se sont tenues le 30 juin 2026 à la Maison de la Chimie, à Paris. Nous vous présentons aujourd’hui un résumé des actes de cette rencontre. La totalité du document est disponible à la fin de notre article.
L’ouverture (p. 4 à 6)
Frédéric Bizard, professeur d’économie à l’ESCP, a ouvert la journée avec un constat chiffré : les affections de longue durée touchent aujourd’hui 20 % de la population, contre 5 % en 1980. Il pourrait s’agir de 25 % en 2035. Il a proposé quatre pistes pour adapter notre système de santé : plus de prévention, une meilleure coordination des parcours, un financement repensé, et une organisation plus locale.
Boîte à idées (p. 7 à 17)
Une première table ronde a réuni Agnès Firmin Le Bodo, Juliette Delahaye-Billard (Boehringer Ingelheim), Jean-François Thébaut (Fédération française des diabétiques) et Matthieu Reynet (FNI) autour d’une question centrale : comment mieux coordonner les parcours de soins face à des maladies qui touchent de plus en plus de monde. Le diabète a servi d’exemple concret, avec ses inégalités territoriales et son suivi encore trop fragmenté.
Focus maladies neurodégénératives (p. 18 à 24)
Sandrine Runel, Jean-François Rousset et Philippe Amouyel (Fondation Alzheimer) ont rappelé que 1,5 million de personnes sont aujourd’hui touchées en France, un chiffre qui pourrait doubler d’ici 2050. Une étude du Lancet identifie 14 facteurs de risque modifiables : agir dessus permettrait de réduire la prévalence de 45 %.
Focus maladies cardio-métaboliques (p. 25 à 29)
François Sarkozy et Anne-Sophie Joly (CNAO) ont plaidé pour que l’obésité soit enfin reconnue comme une maladie chronique à part entière, et non comme un simple facteur de risque.
Focus migraine (p. 30 à 37)
Notre présidente Sabine Debremaeker est intervenue aux côtés de Geneviève Demarquay (SFEMC) et Adnan Atitallah (institut WifOR).
Sabine et La Voix des Migraineux à la tribune (p. 34)
C’est un vrai moment de reconnaissance pour notre communauté : la migraine a eu toute sa place aux côtés des grandes maladies chroniques, portée par Sabine devant un parterre de décideurs et de professionnels de santé.
Sabine a d’abord rappelé ce que vivent les migraineux au quotidien, en s’appuyant sur les enquêtes menées auprès de nos 40 000 abonnés. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :
- 1 migraineux sur 2 pense régulièrement ou toujours au suicide en période de crise
- 66 % ont déjà eu affaire à un professionnel de santé qui a réduit leur migraine à un trouble psychologique
- 40 % ont subi des remarques désobligeantes de leur employeur ou de leurs collègues
Elle a ensuite pointé trois obstacles que nos adhérents rencontrent trop souvent :
- Le manque de professionnels formés aux céphalées, qui allonge l’errance diagnostique à 7 ans et demi en moyenne
- La difficulté à faire reconnaître le handicap auprès de la MDPH
- Le non-remboursement des traitements innovants (anti-CGRP, gépants), alors que 26 pays européens sur 27 le font déjà
Une question posée dans la salle lui a aussi donné l’occasion de parler de notre engagement pour les enfants migraineux : notre brochure en bande dessinée « C’est quoi la migraine des enfants ? », déjà diffusée dans 27 départements auprès des infirmières scolaires, et notre nouvelle enquête nationale sur l’impact de la migraine chez les enfants et les jeunes adultes.
Priorités pour 2027 (p. 37 à 43)
La journée s’est refermée sur un appel commun : faire enfin des maladies chroniques un sujet du débat présidentiel de 2027, et penser la santé comme un investissement plutôt qu’une dépense.


