Le site est actuellement en cours de refonte, veuillez nous excuser pour les éventuels désagréments.

Le stress et la migraine

On entend partout que le stress est responsable de toutes les maladies et entre autres de la migraine. Soyons clair, la migraine est une maladie NEUROLOGIQUE. Mais le stress joue un rôle quand on regarde de plus près. On nous conseille de mieux gérer notre stress et cela finit par nous stresser, nous culpabiliser. Surtout quand on est malade, ce qui est déjà bien souvent un facteur déclenchant.

Le lien entre le stress et la migraine n’est pas encore totalement élucidé car la migraine est l’une des maladies neurologiques les plus complexes.

Essayons d’y voir plus clair sans utiliser trop de jargon, que vous trouverez dans les liens des sources sur lesquelles je me suis appuyée.

 

Le cerveau du migraineux est hyperexcitable.

Ce qui veut dire qu’il réagit excessivement à des stimuli anodins pour les autres. En exagérant, imaginez que votre cerveau interprète une caresse comme une agression.

À l’état normal, les substances qui composent notre corps ont un niveau stable et proportionnel entre elles. Nos organes fonctionnent de façon régulière et s’adaptent à l’effort.

Le stress est à l’origine un mécanisme naturel d’adaptation. Il met en jeu des substances qui existent naturellement dans notre corps mais dont les variations impactent son fonctionnement.

 

L’état de stress se déroule en 3 phases successives :

1. Une phase de prise de conscience : d’un risque réel ou hypothétique. Le corps ou le mental dit au cerveau : « Prépare‑toi à réagir ».

2. Une phase de réaction : le corps libère des substances chimiques.

3. Une phase de récupération : le corps met du temps à retrouver un équilibre normal, avec parfois des troubles du sommeil ou de la concentration.

En réaction immédiate : adrénaline, noradrénaline… notre vigilance et nos capacités physiques augmentent, mais cela épuise nos réserves.

De façon plus lente : le cerveau libère du cortisol, permettant de rétablir progressivement les fonctions vitales.

Mettons cela en situation.

A. Vous traversez la rue, une voiture arrive trop vite : c’est un stress utile de réaction.

B. Un entretien avec une personne inconnue : c’est du stress d’anticipation, dont l’intensité peut être modulée.

C. Imaginer tout ce qui pourrait mal se passer en vacances : c’est du stress inutile.

Nous, les migraineux, subissons une double peine. La moindre variation physiologique peut déclencher une migraine, y compris la baisse du stress.

Un stress chronique épuise et abîme le corps. Il participe, en partie seulement, au développement de certaines maladies. Il existe donc des mécanismes physiologiques réels derrière le stress.

L’intensité du stress est aussi liée à la fatigue et à l’état émotionnel : tristesse, colère, joie ou sérénité.

 

Pour aider à contrôler son stress, des pratiques aidantes existent :

    • La cohérence cardiaque permet de diminuer l’inquiétude en quelques minutes.
    • La méditation, pratiquée régulièrement, aide à la régulation des émotions.
    • La sophrologie, basée sur des techniques de
      relaxation, favorise sérénité et mieux‑être.
    • Le yoga nidra améliore la qualité du sommeil.
    • En parler avec son médecin si l’on se sent dépassé et envisager une psychothérapie.
    • Éviter que le stress devienne chronique et ne pas hésiter à demander de l’aide ou changer de praticien.

Sources :

https://objectifdetox.fr/comprendre-les-mecanismes-du-stress/

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2012/08/medsci2012286-7p612/medsci2012286-7p612.html

https://www.stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/stress-aigu-vs-stress-chronique/

Mise à jour en janvier 2023

homme en souffrance assis sur un canapé