Comprendre les échecs des traitements et les options possibles

Comprendre les échecs des traitements et les options possibles


Résumé par Marie-Odile de la Voix des Migraineux

Entretien avec Simona SACCO, professeur de neurologie à l’Université de l’Aquila en Italie. Elle dirige l’unité du département de neurologie et des accidents vasculaires cérébraux et dirige personnellement le centre de référence local pour les maux de tête.


Définitions :

● Migraine résistante : patients qui ont au moins 8 jours de maux de tête épuisants par mois, malgré l’essai d’au moins 3 classes de traitements préventifs (échec de plusieurs thérapies).

● Migraine réfractaire : patients qui ont au moins 8 jours de maux de tête épuisants par mois mais qui ont essayé TOUTES les classes de traitements préventifs et d’analgésiques (échec de toutes les thérapies existantes).

● État de mal migraineux : migraine quotidienne de longue durée difficile à contrôler avec les traitements de crise.

Dans la population générale, les migraineux difficiles à traiter sont une minorité. Par contre, dans les centres médicaux spécialisés dans la migraine, environ 5% des patients ont des migraines réfractaires.


Traitements préventifs :

Les classes de médicaments utilisées comme traitements préventifs de la migraine qui se sont avérées efficaces sont :

● Les antidépresseurs
● Les traitements utilisés pour les troubles cardiaques ou l’hypertension (bêta bloquants, inhibiteurs calciques, …)
● Les anticorps monoclonaux agissant sur le CGRP
● La toxine botulique


Dans les classes de médicaments, les sous-classes utilisent des principes actifs différents.
Dans le cas de la migraine, plusieurs sous classes peuvent être tentées dans une classe médicamenteuse. Toutes les sous-classes ne sont pas forcément pertinentes.
L’échec d’un traitement préventif peut être dû soit à un manque d’efficacité (persistance des migraines), soit à un manque de tolérance en raison des effets secondaires.
Dans le premier cas, il est très important de s’assurer d’un dosage adéquat et d’essayer le médicament sur une période suffisante (2 à 3 mois suivant les traitements, voire 6 mois pour la toxine botulique).