Migraine World Summit 2019

Quand la migraine handicape fortement mais ne fait pas mal

(Résumé de madame Debremaeker Sabine des imperfections peuvent subsister soyez indulgents)

Les recherches ont démontré que durant la migraine, certaines aires du cerveau dysfonctionnent transitoirement.

Après, tout revient à la normal. Ces aires peuvent être différentes d'un migraineux à l'autre et mêlent d'une crise à l’autre.. 

 

Ce qui n'est pas encore tout à fait expliqué c’est le mécanisme, comment ça se passe. La migraine est très complexe.

La recherche doit avancer. 

 

Les 2 principales migraines :

 

     1.  la migraine classique qui concerne 80 % des migraines :

Douleur d'un côté de la tête, pulsatiles aggravée par l’effort, modérée à sévère d'une durée de 4 à 72, nausée, vomissement, PHOTOPHOBIE, phono-phobie peuvent y être associée.

 

     2. la migraine avec aura qui concerne 20 % des migraines :

L'aura peut se présenter de différentes façons la façon la plus fréquente l’aura visuelle : taches lumineuses, rayures, éclairs, points noirs, rétrécissement du champ visuel….

 

L'aura sensitive : fourmillements, sensations étranges, troubles de la sensibilité…

L'aura du langage : on bafouille, on a du mal à trouver ses mots, à les prononcer, parfois on ne comprend plus rien.

L'aura motrice : faiblesse, plus rarement  paralysie.

Dans la grande majorité des cas l'aura dure moins d’une heure.

Il existe cependant des auras prolongées, une semaine ou plus. 

 La migraine hémiplégique et une migraine avec aura très spécifique. C’est la seule migraine pour laquelle on a trouvé des gènes spécifiques, pour l’instant 4.

 

Le plus souvent, il existe une histoire familiale de la maladie, d’autres membres en ont souffert ça s’appelle la migraine hémiplégique familiale. Dans d’autres cas, le malade est le premier de la famille à présenter des symptômes de migraine hémiplégique. C’est la migraine hémiplégique sporadique. 

 

Les malades présentent outre tous les autres aspects de L’aura une faiblesse motrice pouvant aller jusqu’à l’hémiplégie transitoire.

La migraine vestibulaire : vision double, vertige intense, trouble de l’équilibre.

Les migraines avec aura sont très invalidantes et peuvent exister sans douleur.

 

Elles sont à parfois appelées migraines silencieuses. Le terme scientifique exact et acéphalgique. Les expressions migraine complexe, migraine compliquée, migraine accompagnée, migraine Ophtalmique sont des appellations souvent utilisées mais pas répertoriées par la classification Internationale.

 

La migraine classique peut aussi être sans la douleur : tous les autres symptômes ; Fatigue, nausée, trouble de la concentration, envie fréquente d’uriner, de boire, troubles de la sensibilité, grignotage, difficulté à supporter le bruit et la lumière. La aussi, c’est une migraine et c’est invalidant. 

 

La recherche a démontré pour la plupart des symptômes que pendant la crise certaines parties du cerveau dysfonctionnent transitoirement par exemple la partie qui concerne la sensibilité à la lumière ou la partie qui concerne la nausée etc….. On sait aussi que pendant la migraine la digestion est perturbée.  La recherche n’est pas terminée pour comprendre comment tout cela se déclenche et revient ensuite à la normale.

 

AVC et migraine :

La notion de risque d’AVC augmentée pour les migraineux avec aura et très controversée. En réalité une personne en bonne santé et jeune, qui a une vie équilibrée, une alimentation équilibrée, qui ne fume pas, ne boit pas n’a pas réellement plus de risques,. Il faut donc comme pour tout le monde regarder les facteurs de risque, l’âge de la personne, son poids, sa santé, sa qualité de vie afin de décider si oui ou non il y a un risque potentiel d’AVC. 

 

Les triptans :

On déconseille de prendre des triptans  pendant l’aura non parce qu’ils sont dangereux pendant cette période mais parce qu’ils sont inefficaces. Certains Neurologue prescrivent des triptans. 

 

La contraception :

Pour  une migraineuse avec aura après analyse des  antécédents médicaux, la démarche est la même . Il faut prendre en compte les autres facteurs de risque cité ci-dessous avant de décider s’il est dangereux ou non pour la personne de prendre la pilule. 

 

Comment  faire la différence entre un AVC et une migraine avec aura :

Lors de la première crise, il est important d’aller aux urgences ou de consulter et de faire des investigations afin d’éliminer les autres possibles diagnostics. 

 

Par la suite, si la crise se présente comme d’habitude, ce n’est pas nécessaire. Par contre, si un symptôme inhabituel se rajoute, si la crise est très brutale, elle apparaît en quelques secondes, si elle se prolonge anormalement, il faut aussi consulter. 

 

Que faire en cas d’aura prolongée ?

La grande majorité des migraineux avec aura expérimente au moins une fois une aura prolongée. Ça nécessite une investigation la première fois. Les fois suivantes, si ça se présente de la même façon, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter.

 

Des traitements pour l’aura ?

Il n’existe pour l’instant pas de traitement spécifique pour les migraines avec aura. Seul l’expérience du neurologue lui permet de choisir en fonction de son patient. Pour les migraines hémiplégiques la lamotrigine et souvent prescrite (d’autres médicaments sont prescrits aux États-Unis mais pas en France à ma connaissance….) 

 

Pour l’instant les essais cliniques sont faits indifféremment avec des migraineux sans aura et des migraineux avec aura. Il serait souhaitable de développer une recherche spécifique pour les migraines avec aura. 

 

La prévention :

Elle est  la même que pour les autres types de migraine ; une bonne hygiène de vie, un bon sommeil, une bonne gestion du stress, une bonne alimentation, de l’exercice. 

L’abus de triptans plus de 10 par mois aboutit à la chronicisation des migraines

 

Shazia Afridi


Comment s’y retrouver dans la recherche en migraine

(Résumé de madame Debremaeker Sabine des imperfections peuvent subsister soyez indulgents)

Quels sont les principaux types de recherches sur la migraine.

 

Il existe plusieurs types de recherche :

 

     1. La recherche épidémiologique :

Elle consiste à analyser dans une population donnée la fréquence des migraines, la fréquence des sous types de migraines (avec aura migraine sans céphalée etc) la fréquence des risques de développer une migraine chronique, la fréquence de risque de présenter des troubles associés tels que la dépression…..

 

     2. La recherche génétique :

 Elle consiste à trouver des gènes spécifiques à la migraine différents de ceux de la population non migraineuse.

 

     3. La recherche fondamentale :

Elle étudie en profondeur tous les mécanismes liés à la migraine et tous ces aspects. Par exemple la céphalée, la phono-phobie la PHOTOPHOBIE, l’aura, les troubles digestifs, la physiopathologie c'est à dire tout ce qui se passe dans le corps. Elle s’appuie sur des examens d’imagerie des analyses de sang des électroencéphalogrammes tous les outils à disposition des chercheurs. En se basant sur les mécanismes observés elle permet d’imaginer de nouveaux traitements. 

 

     4. Les essais cliniques

 Ils  consistent à analyser l’efficacité d’un traitement sur un certain nombre de personnes en utilisant des méthodes très cadrées. Tous les résultats des recherches avant d’être publié font l’objet d’un contrôle par un comité d’experts pour vérifier si les méthodes les démarches scientifique ont été bien respectées. S'il y a assez de données à analyser, si les résultats sont reproductibles dans un autre cadre, si on peut le refaire et obtenir les mêlés résultats. 

 

Dans le cadre des essais cliniques la recherche est faite en double aveugle. 

 

Qu’est-ce que c’est ça veut dire ? 

Les malades sont répartis en deux groupes, un qui recevra le traitement étudié, l’autre qui recevra un placebo et pour tenir compte des variations individuelles, les candidats sont choisis de façon aléatoire pour éviter de ne sélectionner que des femmes par exemple où des patients sans autres pathologies ou qui sont pas déprimes en ce moment là…..

 

Nous sommes tous différents et il faut en tenir compte. Ça s’appelle une recherche randomisée.

 

Double aveugle aussi pour les médecins car ils ne savent pas quel patient reçoit le bon médicament. Tout ceci a pour but de déjouer l’effet placebo, l’effet des attentes positives du patient ou du médecin, les effets des attentes des effets secondaires si on pense en avoir, mal d'estomac par exemple on va plus faire attention à son estomac. Ça permet aussi de voir si ses effets secondaires se présentent aussi chez ceux qui ne reçoivent pas le traitement. 

 

Le médicament est aussi testé chez les non migraineux pour vérifier les effets secondaires. 

 

Pour que ces études soient valables, elles doivent concerner un nombre important de personnes au minimum 200 et être reproductible dans un autre endroit.

 

Où trouver des informations scientifiques sur les recherches?

La meilleure source est le Web. il y a aussi les magazines spécialisés. Le problème aussi bien sur le web que pour les magazines spécialisés, c’est que bien souvent il faut payer ou s’abonner ou s’enregistrer. On ne peut pas se plonger dans un article scientifique sans disposer d’un minimum de connaissances et de compréhension du vocabulaire utilisé.

 

Le manque de moyens financiers fait que ce sont  les grandes industries pharmaceutiques qui le plus souvent financent les recherches. Il faut donc être très vigilant. On vérifie la validité des résultats. C’est  à cela que servent, les recherches en double aveugle aussi en partie. 

 

La question des risques et à relativiser dans certains cas par exemple, si on dit la migraine avec aura a un risque double d’AVC. Une personne de 20 ans à environ une chance sur 100000 de faire un AVC, en doublant le risque elle a 2 chances sur 100 000.

Il faut donc revenir à la bonne proportion.

 

Anders Hougard


Démêler le vrai du faux dans les promesses de traitements

(Résumé de madame Debremaeker Sabine des imperfections peuvent subsister soyez indulgents)

L’histoire de la médecine repose sur de nombreuses pratiques qui à l’heure actuelle pourrait être prise pour du charlatanisme. Néanmoins nombreuses de ces pratiques ont aidé et soigné de nombreuses personnes au cours des âges alors qu'elles n’ont pas été étudiées scientifiquement comme on le fait actuellement.

Il faut arrêter ce clivage entre médecine traditionnelle et médecine alternative.

Absence de preuve scientifique ne veut pas dire absence d’efficacité. Néanmoins, il convient cependant de se montrer très prudent.

 

Ces pratiques alternatives étant beaucoup moins contrôlées les dérivés sont faciles et on peut en devenir victime. 

 

Comment ?

De nombreux prétendus thérapeutes s’appuient à la fois sur une part de vérité et une part de contes de fées avec des promesses mirobolantes du genre : "la cure va être très facile comme par exemple maigrir sans se priver et sans faire d’efforts ou s’asseoir dans le salon et vous allez gagner un million, les résultats sont garantis à 95 % " ça c’est quelque chose qui n’existe pas, il est impossible d'avoir 95% de réussite.

A cela s’ajoute que en général le produit proposé ce n’est du pas du venin de serpent ça va être quelque chose de plus rassurant  comme du jus de fleurs pour convaincre de tenter le coup parce que ça ne semble pas dangereux. Comme il y a une part même minime de vérité, la personne sans connaissances scientifiques qui va chercher sur le net va conclure que si une partie est vraie tout le reste l’est. Si une partie est prouvée sans danger tout le reste l’est. Hors un thérapeute connu préconise le cannabis qui peut avec beaucoup de précautions aider mais aussi de l’arsenic qui est aussi un poison.

 

Comment évaluer les traitements alternatifs ?

C’est très difficile de faire la preuve de l’efficacité des traitements alternatifs. Pour la médecine traditionnelle, on utilise des études comparées en proposant à la moitié des patients par exemple le traitement qu’on veut tester et à l’autre un placebo. Pour  l’acupuncture par exemple il est impossible de faire semblant de piquer, pour la méditation où les thérapies cognitives comportementales où là tout dépend du thérapeute ça ne sera jamais exactement pareil, jamais pratiqué de la même façon suivant la personne qui coach le patient, donc impossible de faire quelque chose de totalement objectif ce qui ne veut pas dire que ces traitements ne peuvent pas aider.

 

Un autre aspect intervient. C’est que souvent les migraineux pratiquent d’autres prévention comme un régime  restrictif sans lactose par exemple ou sans gluten. Difficile de faire la part des choses.

 

Et l'effet placebo ?

L’effet placebo repose sur une prédisposition génétique et des facteurs environnementaux. Ça marche si la personne a beaucoup d’espoir dans le traitement, si le médecin est très bienveillant et convaincant. Selon le type de soin, une piqûre ça marchera mieux qu’un comprimé parce qu’on est sûr que c’est plus fort etc. On a des preuves de cela puisque toutes les études utilisent un comparatif placebo. Et il se passe vraiment quelque chose dans le corps. Mais tout le monde n’est pas réceptif à l’effet placebo. Il ne suffit pas d’y croire. Et ça s’estompe le plus souvent dans le temps.

 

Alors comment tenter de façon sécurisante une approche alternative ?

S’assurer que les promesses de réussite ne soient pas irréalistes.  Choisir une période de sa vie assez calme. Tenter une seule thérapie alternative à la fois.

Tenir pendant 3 mois au moins car la migraine étant fluctuante on peut avoir un mois tranquille sans que ce soit expliqué par la thérapie alternative.

Tenir rigoureusement un calendrier des migraines parce que souvent on s’appuie sur des impressions. Il faut y écrire aussi tous les médicaments qu’on a pris pendant cette période qui  peuvent fausser le résultat.

À l’issue des 3 mois, on fait le point. Diminution de la fréquence, durée, intensité des crises de façon notable sans avoir pris plus de traitements de crises. OK ça marche. Sinon inutile d’insister .

 

Concernant les régimes, les vitamines, les compléments alimentaires, il faut le faire avec une surveillance médicale surtout si on le fait à long terme car une trop grosse consommations  de vitamines par exemple peut avoir des effets néfastes sur la santé et même le cerveau. Un régime peut entraîner des carences sur le long terme ou révéler un autre souci de santé. 

 

De nombreux malades pour pleins de bonnes raisons (ce n’est pas naturel, il y a des effets secondaires, je peux y arriver sans médecin……), préfèrent éviter les médicaments parfois pendant 15 ans en se gâchant  la vie et parfois la santé. Un jour, fatigués prenant conscience du temps perdu ils consultent pour prendre des triptans pour enfin revivre. 

 

Les médecines alternatives si ça aide c’est très bien en le faisant de façon le plus sécuritaire  possible, en prenant toutes les précautions avec un sérieux pour vérifier que ça apporte quelque chose mais quand ça échoue, il n’y a aucune honte à revenir à la médecine traditionnelle. C'est dommage de gâcher des années de vie à subir des migraines. Les traitements alternatifs ont eux aussi des effets indésirables sans compter qu’ils sont parfois très coûteux, très contraignants pour un bénéfice incertain. 

 

Que répondre à quelqu’un qui prétend savoir et insiste pour vous proposer le traitement du siècle le traitement MAGIQUE. Bien souvent ces personnes sont animées du besoin de convaincre ça leur apporte une estime de soi une impression de gagner ou alors elles veulent tout simplement vous vendre quelque chose. La meilleure réaction est de dire merci j’y penserai. Et de passer à autre chose.

Elizabeth Leroux


Migraine World Summit 2018

La mécanique de la migraine dans le cerveau et le corps

(Bref résumé de madame Debremaeker Sabine des imperfections peuvent subsister soyez indulgents)Il y avait des généralités que je pense nous connaissons et que je n’ai pas notées. C’était essentiellement de la vulgarisation donc rien sur les méthodes.

Le cerveau du migraineux présente une caractéristique qui lui est propre comme une aire dédiée.

La migraine est bien une maladie neurologique. On a cliniquement la maladie migraineuse mais le déclenchement des attaques est lié à l’association de facteurs environnementaux et de cette particularité biologique. 

 

Les symptômes du prodrome (émotionnel, sensoriel)…. nous indiquent que la migraine débute dans le cerveau. Une attaque migraineuse c’est toutes les phases ensemble : le prodrome, l’aura s’il y a, la céphalée et le post-drome.

Le tout témoigne des perturbations dans le cerveau durant l’attaque. Les sensibilités aux déclencheurs sont différentes d’une personne à l’autre et peuvent aussi être dues à des sensibilités personnelles du cerveau. La conjonction de l’environnement et des déclencheurs jouent. Dans un tel environnement le déclencheur interviendra ou pas. 

 

Durant l’aura se produit une dépression corticale qui génère différents symptômes... Habituellement la douleur commence après l’aura mais il peut y avoir des attaques migraineuses sans céphalées. De plus, la règle communément admise de la marche migraineuses prodrome, aura, céphalée post-drome n’est pas toujours respectée, ce n’est pas si simple.

Durant le post-drome difficile d’évaluer quand on pourra à nouveau fonctionner pour se remettre au travail par exemple. Genre promettre de revenir demain.

Comme la migraine est une maladie qui débute dans le cerveau qui contrôle tout le corps, tout dysfonctionnement peut générer un symptôme ailleurs dans le corps. L’inflammation générée peut se voir dans le sang en particulier lors de migraine avec aura par exemple. 

 

La douleur initiale peut commencer n’ importe où dans le corps, l’oreille, la joue, les dents, le pied. …alors que ces parties n’ont rien, c’est simplement la marque des perturbations dues à la migraine dans le cerveau. Mais il peut être nécessaire de s’associer avec d’autres spécialistes pour faire la part des choses. N’importe quelle stimulation peut changer la façon dont le cerveau perçoit les messages et donc enclencher une migraine, par exemple.

Souvent par exemple des infections bénignes : rhumes, otites…. ce n’est pas la cause mais un facteur favorisant, ce n’est pas non plus un déclencheur. 

 

Il est commun d’avoir des contractions musculaires avec la migraine. La contraction n’est pas le plus souvent la cause de la migraine mais plutôt la conséquence. 

 

Il y a des éléments dans la migraine qui paraissent incroyablement contradictoires avec ce qui est enseigné sur le fonctionnement du cerveau aux médecins. D’où la nécessité de spécialistes pour comprendre et remettre en cause des notions anciennement admises.

 

Le docteur David Dodick parcourt le monde à étudier aussi bien le rôle de la médiane allopathique que le rôle de la médecine chinoise dans le traitement des migraines. Il reconnaît qu’il est difficile de prouver les mécanismes de la médecine chinoise mais qu’en tout état de cause l’écoute du patient et son ressenti doivent être pris en considération.

David Dodick


Migraine, vision et névralgie occipitale

(Résumé de madame Debremaeker Sabine des imperfections peuvent subsister soyez indulgents)

je n’ai pas pu transcrire l’intégralité de l’intervention désolée.

 

La douleur dans la nuque peut être le premier symptôme de la migraine.

 

Les symptômes visuels peuvent aller du simple flou a la cécité transitoire. La plupart des migraineux ont une sensibilité exacerbée à la luminosité.

L'aura peut présenter des symptômes spécifiques de perturbation de la vision. Ils commencent lentement et progressivement. Cela débute dans le cerveau. Nous pensons qu’il y a un déclencheur de cette progression. Parfois les trouble se présentent d'un seul côté parfois des 2 côtés. Ils sont parfois associés à des troubles de l’équilibre. L'aura n’est pas toujours suivie de céphalée.

Les migraineux avec aura ont une sensibilité spécifique non seulement à la lumière mais aussi aussi aux mouvements en particulier sur le côté. 

 

La neige visuelle perçue par certains à été longtemps considérée comme faisant partie de l’aura migraineuse. Il s’agit d’une sorte de voile de petits points blancs persistants entre les crises et souvent les yeux fermés. C’est considéré à présent comme un syndrome à part. 

 

Lors des troubles visuels on peut voir un objet puis le même un peu plus loin. C’est tellement différent de la vision habituelle qu’on peut avoir l’impression de devenir fou. 

 

Les hallucinations peuvent être visuelles, auditives, olfactives, gustatives…en fait tous les sens sont touchés. La migraine affecte tout le système sensoriel. 

 

La caractéristique relié à la migraine est une progression lente et une atténuation lente. Tout apparition brutale doit orienter vers d’autres diagnostics. La sensibilité particulière des migraineux peut persister entre les attaques. L’hypothèse la plus retenue est une dépression corticale liée à une vague de dépolarisation. On commence tout juste à comprendre mais faute de modèles animaux la recherche est complexe. 

 

A la différence de l’épilepsie, ou les perturbations sont brutales, dans la migraine la vague est très lente. C’est quelque chose d’indépendant de l’épilepsie.

 

Une aura visuelle sans céphalée est une migraine. Les gens pensent que tout se passe dans l œil alors que c’est surtout dans le cerveau.

C’est difficile à diagnostiquer. La plupart des personnes ont des symptômes d'aura entre les crises. Ce n’est pas obligatoirement annonciateur de migraine. Grâce à un calendrier rigoureux on peut voir progresser sa sensibilité a la luminosité. La pénombre soulage mais éviter systématiquement la lumière aggrave la situation. On peut être sensible à la lumière, ne pas avoir d'aura et être migraineux.

 

Même s’il est difficile de gérer la douleur avec les traitements, il n’existe aucun traitement pour l’aura. La prévention est plutôt dirigée vers les céphalées. Parfois, sans aura on peut ressentir une douleur lancinante et horrible partant de la base de la nuque progressant sur le haut du crâne jusqu’ à l’œil. Cela peut déclencher une migraine. Il s’agit de la névralgie d Arnold. Toute stimulation du nerf, par massage, rapidement etc… peut déclencher une crise car le nerf est hyper réactif, irrité. Parfois c’est à la suite d un accident.

 

On doit prendre ces symptômes avec prudence car la migraine peut causer la douleur à la nuque et l’inverse peut être déclencheur. Ça peut aussi être le premier symptôme de la migraine. C’est piégeant. Ça peut aussi être un problème de cervicale pur.

Parfois, c’est très douloureux et pourtant pas suivi de migraine. Et à d’autres moments de légères douleurs vont entraîner une migraine.

Ça ne veut pas dire qu’on a la névralgie d’Arnold. Il n y a pas de connections directes.

Kathleen Digre


avril 2019